Les signaux qui doivent vous arrêter
- Un prix très inférieur au marché allemand, avec une histoire pour l’expliquer : départ à l’étranger, divorce, héritage.
- Un acompte demandé avant toute visite, surtout vers un compte situé dans un autre pays que celui du vendeur.
- Une voiture « déjà chez le transporteur », ou un service de livraison et de séquestre imposé par le vendeur.
- Un vendeur injoignable par téléphone, qui ne communique que par messagerie.
- Un refus de visite, d’essai ou de contrôle par un professionnel de votre choix.
- Des documents absents ou flous : pas de photo des certificats d’immatriculation (Teil I et Teil II), numéro de série caché.
- Une annonce « nur an Gewerbe » ou « Export » proposée à un particulier : elle est réservée aux professionnels, en général sans garantie.
Les réflexes qui protègent
- Vérifier le vendeur. Un professionnel allemand affiche ses mentions légales (Impressum) avec son adresse : vérifiez qu’elle existe, qu’elle correspond à une activité automobile et que la société figure au registre du commerce (Handelsregister).
- Voir la voiture et les originaux des documents avant de payer, ou mandater quelqu’un de confiance sur place.
- Comparer le numéro de série sur la voiture, les certificats, le rapport d’inspection et l’historique.
- Payer au moment de la remise de la voiture, des clés et des documents, par un moyen traçable, sur un compte au nom du vendeur.
- Refuser l’urgence : « trois autres acheteurs sont intéressés » est un argument de vente, pas une raison de payer.
Un avis extérieur suffit souvent à désamorcer une arnaque : un vendeur frauduleux évite les questions précises et les interlocuteurs qui connaissent le métier.
Un prix trop beau ? Calculez le vrai coût
Une annonce attractive ne l’est plus forcément une fois le malus, la carte grise et le transport ajoutés. Avant de vous déplacer, passez-la dans le simulateur de coût d’import, et relisez-la avec le lexique des annonces allemandes. Toutes les étapes de l’achat sont dans acheter une voiture en Allemagne.